Présidentielle au Burundi: le principal parti d’opposition conteste toujours les résultats

Presidential candidate Evariste Ndayishimiye of the Burundi's ruling party, the National Council for the Defense of Democracy-Forces for the Defense of Democracy (CNDD-FDD), addresses supporters during a campaign rally at the Bugendana Stadium in Gitega Province, Burundi April 27, 2020. REUTERS/Evrard Ngendakumana - RC25DG9UPI4D

Après la proclamation des résultats officiels de la présidentielle du 20 mai dernier, le principal parti d’opposition a une nouvelle contesté les résultats.

Le candidat du Conseil National pour la Liberté, Agathon Rwasa a pris acte de la décision de la cour constitutionnelle entérinant l’élection du candidat au pouvoir à l’issue de la présidentielle. Intervenant sur un média local, le porte-parole du leader du CNL a relativisé les déclarations de l’opposant. Pour Thérence Manirambona, prendre acte des résultats ne signifiera pas que le CNL reconnaitra le futur chef d’Etat ou les prochaines institutions.

« Toutes les décisions qui sont rendues par la Cour constitutionnelle n’ont pas de recours. C’est pourquoi nous déplorons ce manque de justice, je dirai. Donc, par rapport à la loi burundaise, nous sommes bloqués mais cela ne dit pas que le CNL ne peut pas continuer à montrer que les résultats du scrutin ne reflètent pas la réalité du peuple burundais », a déclaré le porte-parole de Rwasa.

Le jeudi 4 juin dernier, les sages de la cour constitutionnelle ont rejeté le recours de l’opposition confirmant l’élection du général Evariste Ndayishimiye. Après les résultats de la Céni, le président Pierre Nkurunziza avait félicité le vainqueur de la présidentielle et appelé tous les Burundais à s’unir autour de l’idéal commun. Fidèle à l’actuel dirigeant, Evariste Ndayishimiye sera investi en août prochain à la tête du pays, pour un mandat de sept ans.

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