Zimbabwe: Le gouvernement dément des rumeurs évoquant un putsch « imminent » contre le président Emmerson Mnangagwa

C’est une réaction officielle du gouvernement zimbabwéen concernant des propos évoquant un putsch « imminent“ de l’Armée pour déposer le président Mnangagwa.

Pour le gouvernement, des opposants, le clergé er certaines mission étrangères cherchent à attiser la haine du peuple envers son chef de l’État. Le communiqué qui balaie les rumeurs d’un coup d’état a été publié le mercredi par le Conseil national de sécurité. Des sources évoquaient effet un putsch en préparation pour faire tomber le président Emmerson Mnangagwa. Les militaires, acteurs de ce projet incrimineraient la gestion du président et pour la détérioration de la situation politique et économique dans le pays.

« Le gouvernement voudrait avertir sévèrement ceux qui sont derrière ce tissu de mensonges, qui comprennent des personnages, tels que Saviour Kasukuwere, Job Sikhala et une horde de complices que nous connaissons, de ne pas crier au scandale lorsque le long bras de la loi zimbabwéenne s’abat sur eux », a indiqué Kazembe Kazembe. Il est membre du Conseil national de sécurité et par ailleurs ministre des Affaires intérieures.

Ayant à ses côtés des généraux de l’Armée alors qu’il faisait sa déclaration, Kazembe Kazembe a également pointé du doigt certains diplomates. « Certains diplomates étrangers accrédités au Zimbabwe n’ont, bien souvent, pas hésité à s’engager dans un activisme anti-gouvernemental, rendant difficile leur différenciation avec les membres de l’opposition », soutient-il.

Depuis quelques jours, des rumeurs évoquent le mécontentement d’officiers subalternes qui envisageraient de mettre fin au régime de Emmerson Mnangagwa. Ces militaires dénonceraient en effet l’augmentation du coût de la vie et de la corruption au plus haut niveau.

Emmerson Mnangagwa est arrivé au pouvoir en novembre 2017 après avoir déposé l’ancien héros de l’indépendance Robert Mugabe. Le coup d’état renversant le président Mugabe avait eu lieu après des tensions entre les dirigeants politiques et des corps de l’Armée.

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