RDC: une pétition pour l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa

Felix Tshisekedi et Vincent Karega

En RDC, une pétition a été lancée pour exiger l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, accusé de négation d’un massacre en 1998 dans l’est du pays.

« Nous demandons l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda, M. Vincent Karega, suite à ses propos négationnistes à travers son tweet du 24 août 2020. En niant ces massacres (…) l’ambassadeur (…) a porté atteinte à la mémoire de nos martyres de Kasika », peut-on lire dans la pétition partagée sur les réseaux sociaux avec le hashtag #ExpulsezVincentKarega.

En 1998, une nouvelle rébellion avait éclaté au Kivu (Est) puis dégénéré en conflit régional, opposant forces gouvernementales, soutenues par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, à des rébellions appuyées par le Rwanda et l’Ouganda.

Le 24 août 1998, des tueries attribuées aux rebelles Banyamulenge (Congolais tutsi rwandophones), avaient été perpétrées dans les villages entourant la mission catholique de Kasika dans la province du Sud-Kivu. Le bilan diverge considérablement (47 à 207 morts au moins) dans cette région où les sources sont difficilement accessibles.

Lundi, un internaute avait twitté: « 24 août 1998, massacre de Kasika (au Sud-Kivu). Des militaires rwandais tuent sans relâche plus de 1.100 personnes, brûlant des villages entiers sur un trajet de 60 km, de Kilungutwe à Kasika. Parmi les victimes, Mwami François Mubeza et l’abbé Stanislas Wabulakombe ».

C’est à ce message que l’ambassadeur Vincent Karega avait répondu, toujours sur twitter: « Incohérence flagrante entre image et histoire. Narratif simpliste pour des accusations graves. Accuser sans évidence s’appelle calomnie. Villages sans noms, 1.100 morts avec deux noms. Circonstances de crimes et identité des criminels non dévoilée. Accusation ou propagande? ». Ce tweet a ensuite été supprimé.

Depuis lors, des internautes ne cessent d’appeler à son expulsion.

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