Imam Mahmoud Dicko: « On sent chez les militaires des velléités de garder la main, personne n’est dupe »

Imam Mahmoud Dicko, leader du M5-RFP

L’Imam Mahmoud Dicko n’est pas pour que les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) restent au pouvoir.

Le leader de la contestation du Mouvement du 5 Juin-RFP dit sentir chez les militaires des velléités de vouloir garder le pouvoir. Il se demande qui le leur a demandé.

Selon le religieux qui avait indiqué qu’il allait retourner dans sa mosquée après la chute d’Ibrahim Boubacar Keita, si l’Armée n’a pas la confiance du peuple pour diriger le pays, elle n’aura pas les moyens de faire face aux défis.

« On sent chez eux des velléités de garder la main. Personne n’est dupe. Mais qui leur demande de faire ça ? Je n’en sais rien. Mais je leur demande de respecter leur serment et de ne pas penser que le peuple malien va encore, après toute cette lutte, se laisser entraîner dans des arrangements où l’on se partagerait des postes. Il faut bannir ces comportements. Nous sommes vraiment à un tournant, où il faut poser les jalons d’un régime futur, qui va constituer une rupture avec la corruption endémique, un système dans lequel la population malienne manque de tout, de l’éducation à la santé, cette misère noire dans laquelle les gens vivent. L’armée elle-même vit une situation pitoyable. Je crois qu’il s’agit-là d’une chance de restaurer la confiance entre l’armée et son peuple. Parce qu’une armée qui n’a pas la confiance de son peuple ne peut pas faire face à des défis », a dit l’Imam Mahmoud Dicko.

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné un ultimatum à la junte pour désigner un civil pour conduire la transition. Les militaires ont jusqu’au 15 septembre pour déterminer la personnalité devant conduire la transition.

L’Imam Mahmoud Dicko est favorable à cette position de la CEDEAO qui pour que les militaires retournent dans leurs casernes.

Exit mobile version