Guinée: L’ONU alerte sur les discours de haine et à relents ethniques

Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme

C’est une prise de parole officielle du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme fait le mercredi 7 octobre 2020.

La responsables de Nations Unis a effet émis une mise en garde contre les discours de haine et à relents ethniques en Guinée, en cette période de campagne électorale pour la présidentielle prochain.

Michelle Bachelet invitent les différents acteurs politiques à s’abstenir d’user d’un langage provocateur susceptible de provoquer ou d’appeler à la violence.

« Les responsables politiques, en particulier les candidats à la prochaine élection présidentielle en Guinée, devraient s’abstenir d’invoquer des affiliations ethniques et d’utiliser un langage provocateur, lesquels pourraient conduire à de la violence, à de la discrimination et à d’autres violations des droits de l’homme », a indiqué Michelle Bachelet.

La Guinée suscite énormément d’inquiétude à quelques jours de la tenue du scrutin présidentiel. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme s’inquiète notamment des appels répandus aux affiliations ethniques, notamment Malinké et Peul. Dans le même sens, l’ONU dénonce la rhétorique suggérant des violences qui pourraient survenir après la proclamation des résultats.

Ces échos qui ne présagent rien de bon en Guinée, à quelques jours de la présidentielle préoccupe Michelle Bacheket.

« Compte tenu de l’histoire de la violence intercommunautaire en Guinée, je suis profondément préoccupée par une rhétorique aussi dangereuse de la part des responsables politiques, qui pourrait, dans certains cas, constituer une incitation à l’hostilité, à la discrimination ou à la violence », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.

L’élection présidentielle en Guinée est prévue le 18 octobre prochain.

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