Côte d’Ivoire : Après le passage de la mission de l’ONU, le PDCI annonce avoir quand même saisi officiellement son Secrétaire Général

Henri Konan Bédié, candidat du PDCI

Face à ce qu’il qualifie de menace d’agressions perceptibles des tenants du pouvoir RHDP unifié contre les personnalités de l’opposition ivoirienne et l’incapacité de la CEI d’organiser un scrutin présidentiel juste, crédible et transparent, Henri Konan Bédié, lançait un appel solennel au Secrétaire Général de l’ONU, samedi dernier , lors du meeting de l’opposition au stade Felix Houphouët Boigny .

« Je demande, ici solennellement, au Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur António Guterres, de se saisir du dossier ivoirien pour la mise en place d’un organe électoral, véritablement indépendant et crédible, avant l’élection présidentielle prévue le 31 Octobre 2020 », lançait l’ex-chef de l’Etat ivoirien.

Même si une mission conjointe dans laquelle l’ONU s’associait avec l’UA et la CEDEAO pour faire le point sur la situation ivoirienne et concluait favorablement, à en croire le Secrétaire Exécutif en chef de PDCI-RDA, cet appel n’a pas été vain, car il a été suivi d’une correspondance et d’une requête déposées auprès du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) impliqué dans le processus électoral en Côte d’Ivoire.

« Cet appel a été suivi d’une correspondance formelle, d’une requête formelle, que je viens de déposer ce matin à 10h au représentant résident du PNUD en Côte d’Ivoire (…), a fait savoir , Maurice Kakou Guikahué, au micro des services de son parti, comme relevé par KOACI et de poursuivre. « Il m’a dit que, avant midi, le Secrétaire Général de l’ONU allait être saisi officiellement du courrier du président Henri Konan Bédié… ».

Avant de savoir si l’homme d’Etat portugais (Europe, ndlr) pretera attention à cette saisine, contactée, une source proche de l’ONU qui suit de près le dossier ivoirien, peut être en raison d’une présidentielle sans véritable enjeu au regard du rapport de force politique des dynamiques en présence et d’un calme plat, explique que la Côte d’Ivoire ne figure pas à cette heure dans la liste des dossiers sensibles qui focalisent particulièrement l’attention de l’ONU.

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