Algérie: le magnat de la presse Anis Rahmani écope de 5 ans de prison ferme

Anis Rahmani, journaliste et patron de presse algérienne

Le journaliste et PDG du premier groupe de médias privé algérien Ennahar, Anis Rahmani, a été condamné dimanche à cinq ans de prison ferme, selon Ennahar, une peine d’une sévérité sans précédent à l’encontre d’un patron de presse en Algérie.

« 5 ans de prison ferme#Anis Rahmani dans l’affaire du colonel Ismail », a indiqué le groupe Ennahar dans un tweet.

Le patron d’Ennahar, proche de l’entourage de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, était poursuivi pour avoir enregistré et diffusé une communication téléphonique qu’il avait eue avec un officier supérieur de l’armée.

De son vrai nom Mohamed Mokaddem, Anis Rahmani, un journaliste de 49 ans, était accusé d' »outrage à un officier durant l’exercice de ses fonctions », « diffamation à l’encontre de l’armée », « outrage à corps constitué » et « atteinte à la vie privée en enregistrant une communication sans l’accord du concerné », selon le site en ligne d’Ennahar dont il est propriétaire.

En détention depuis février dernier, il a également écopé d’une amende de 100.000 dinars (près de 700 euros) dans cette affaire.

le 15 octobre, M. Rahmani a été condamné à six mois de prison ferme pour diffamation dans une autre affaire qui l’opposait au directeur de la revue arabophone Echourouk El-Arabi, Yassine Fodil.

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