Algérie: trois ans de prison requis contre Karim Tabbou, figure du Hirak

Karim Tabbou, opposant algérien et figure du mouvement Hirak

Président d’un petit parti politique et figure du mouvement anti-régime Hirak, Karim Tabbou est devant la justice algérienne depuis lundi. Selon ses avocats, une peine de trois de prison a été requise à son encontre.

Karim Tabbou (47 ans) était poursuivi pour « atteinte au moral de l’armée », à la suite de déclarations critiquant le régime et l’armée en mai 2019 au cours d’un rassemblement à Kherrata (nord-est), un fief du mouvement opposé au régime baptisé Hirak.

En effet, le procès de Karim Tabbou, qui a comparu libre, s’est déroulé lundi devant le tribunal de Kolea, près d’Alger. Il avait déjà été repoussé à de nombreuses reprises depuis le début avril en raison de l’épidémie provoquée par le coronavirus.

Le procureur a réclamé trois ans de prison ferme et une amende de 100.000 dinars (650 euros) à l’encontre de l’opposant, a précisé Me Zoubida Assoul sur sa page Facebook.

Dans une autre affaire, Karim Tabbou avait été condamné en appel le 24 mars à un an de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », en raison d’une vidéo parue sur la page Facebook de son parti dans laquelle il critiquait l’intrusion de l’armée dans les affaires politiques.

Depuis l’élection du président Abdelmadjid Tebboune, une répression sanglante s’est abattue sur les militants du Hirak et plusieurs ont été jetés en prison. Le mouvement réclame le départ la classe politique jugée corrompue et la refonte du pouvoir politique algérien.

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