Guinée: le bilan des heurts communautaires dépasse les 20 morts (élu local)

Violences en Guinée

En Guinée, les violences inter-communautaires du weekend dernier à Macenta, dans le sud du pays ont fait « plus de 20 mors », a affirmé mardi un élu local, le gouverneur de la région ayant reconnu que le bilan de 11 morts avancé jusqu’ici avait « évolué » à la hausse.

Vingt-sept « présumés auteurs » ont été interpellés « suite aux événements tragiques ayant entraîné des cas de mort et de destructions diverses » à Macenta, a indiqué mardi soir le ministère de la Justice, sans préciser le nombre de victimes.

Ville de Guinée forestière, Macenta a été le théâtre samedi de violences entre membres des communautés Tomas, généralement animistes, et Tomas Mania, généralement musulmans, qui se sont poursuivies dimanche malgré l’arrivée de renforts venus des villes voisines de Gueckédou et N’Zérékoré.

« Il y a officiellement 11 morts, mais moi je vous dis qu’il y a plus de 20 morts », a dit à l’AFP un élu de Macenta, joint mardi par téléphone.

Selon cet élu ayant requis l’anonymat, « 17 corps qui ont pu être identifiés ont été acheminés à la morgue de l’hôpital de N’Zérékoré », à 115 km plus au sud. Mais il faut également compter ceux qui ont été « soit inhumés sur place, soit jetés en brousse, soit encore dans des puits », a-t-il affirmé.

Nous ne pouvons pas pour le moment communiquer de chiffres, nous attendons les rapports des officiers de police judiciaire. Ces évènements sont tristes, graves certes, mais nous attendons que les choses soient claires avant de nous prononcer », a dit dans la soirée à l’AFP le chargé de communication ministère de la Justice, Sékou Keita.

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