Mali: Choguel Maïga liste les « handicaps majeurs » de la transition au SG adjoint aux opérations de paix de l’ONU

Choguel Maïga, membre du M5-RFP

Choguel Maïga continue de dénoncer la conduite de la transition politique au Mali. Lors d’une rencontre avec Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, le membre du M5-RFP a fait état des maux dont souffre la transition politique.

Selon Choguel Maïga, il y a au moins cinq handicaps dont souffrent la transition. Devant le responsable onusien, Choguel Maïga craint un échec de la transition si les problèmes ne sont pas réglés à temps. Le président du comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) évoque notamment un défaut de légitimité de la transition.

« La Transition souffre principalement et fondamentalement et, de façon non exhaustive, de cinq handicaps majeurs qui, s’ils ne sont pas corrigés à temps, signeront inéluctablement son échec en fin de parcours. Les organes de la Transition souffrent d’un déficit avéré de légitimité, car ils ont tous été installés en violation des idéaux et valeurs pour lesquels le changement a été réclamé par le peuple malien. Le difficile accouchement des organes de la Transition a souffert d’absence totale d’un minimum de consensus et de confiance des forces vives de la nation. C’est pourquoi, en si peu de temps, les autorités de la Transition ont réussi à se mettre sur le dos toutes les forces vives significatives : partis politiques, syndicats, société civile, organisations professionnelles, etc », a indiqué Choguel Maïga.

Devant Jean-Pierre Lacroix, Choguel Maïga déplore également la forte présence militaire au cœur du pouvoir politique.

« Leur trop grande implication dans la gestion politique, qui n’est pas leur cœur de métier, a au moins deux inconvénients majeurs : distraire et détourner les FAMAs de leur mission classique légale, c’est-à-dire la défense du territoire, la sécurisation des personnes et des biens, la lutte contre le terrorisme. J’en veux pour preuve : la multiplication , dans le courant du dernier trimestre de l’année 2020, des points d’implantation et d’incrustation des foyers et bases des groupes terroristes au centre-ouest, au sud et à l’ouest du Mali (Macina, Niono, Markala, Tominian, San, Banamba, Koutiala, Yorosso, Kadiolo, Kolondiéba, Nara , etc ); la signature de pactes de soumission que certains villages sont obligés d’accepter avec les groupes terroristes; l’enlisement des FAMAs dans les luttes et joutes politiques », a indiqué Choguel Maïga.

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