Cameroun: 1579 personnes tuées dans des violences entre janvier 2020 et janvier 2021 (rapport)

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Le climat sécuritaire s’est fortement détérioré au Cameroun au cours de l’année 2020. C’est ce qui ressort du rapport produit par l’organisation de défense des droits humains “Stand up for Cameroon human rights“.

Selon le rapport de ce groupe de travail sur les droits de l’Homme, 1579 personnes sont mortes dans des violences enregistrées au Cameroun entre janvier 2020 et janvier 2021. Il y a aussi eu 1038 évènements « violents » dans le pays durant le même période.

Selon le rapport, pour l’essentiel, les évènements violents ont eu lieu dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Dans cette partie du Cameroun, sévit le groupe terroriste Boko Haram.

Les autres zones où la violence a été très marquée sont les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces deux régions du Cameroun sont en proie à une violence née d’une rébellion sécessionnistes depuis la fin de l’année 2016.

« Les violences contre les avocats, la crise post-électorale, les arrestations et détentions arbitraires, etc. ont contribué à aggraver les violations des droits de l’homme au Cameroun », a déclaré dans la presse Frank Ekassi. Il est le secrétaire général de “Stand up for Cameroon human rights“.

Dans son rapport, « Stand up for Cameroon human rights“ exhorte le gouvernement du Cameroun à mettre un terme aux violences exercées contre les civils, notamment par les forces de défense et de sécurité. L’ONG demande par ailleurs aux autorités « d’assurer le strict respect des droits des prévenus durant les arrestations et les détentions, mettre fin aux pratiques de torture et autres traitements dégradants, cesser les violences et harcèlement des militants politiques, des activistes et avocats ».

Aux groupes armés qui se battent dans l’Extrême-Nord et dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’organisation de défense des droits humains recommande de « mettre fin à la violence contre les civils, mettre fin aux attaques contre les agents de l’Etat, renoncer à l’utilisation des armes comme moyen politique pour défendre leur cause ».

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