Togo: un ancien ministre écroué, l’opposition vent debout contre Faure Gnassignbé

L’ancien ministre togolais, Djimon Oré a été arrêté le 29 avril à son domicile, annoncé le procureur de la République Essolissam Poyodi.

Le président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD), Djimon Oré a été arrêté le 29 avril et détenu depuis au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Selon le procureur de Essolissam Poyodi, cet ancien ministre a été placé sous mandat de dépôt.

Pour l’heure, les charges retenues contre lui n’ont pas été rendues publiques, mais il lui est reproché d’avoir tenu des « propos diffamatoires » lors d’une émission au lendemain de la célébration, le 27 avril, du 61e anniversaire de l’indépendance du pays.

Il s’en était pris de manière véhémente au bilan depuis 1963 de « l’oligarchie militaro-clanique des Gnassingbé », en référence au président Faure Gnassingbé et à son père et prédécesseur Gnassingbé Eyadéma.

Vives réactions dans l’opposition

Unanimement, les différents partis de l’opposition togolaise ont condamné cette arrestation « arbitraire » et appelé à sa libération. Pour la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), regroupement de partis d’opposition, l’arrestation de M. Oré « constitue une entrave à la liberté d’opinion et une violation de la charte des partis politiques« .

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), autre formation de l’opposition, a jugé que « la majorité des Togolais ne pensent pas autre chose, même s’ils ne le disent pas« .

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