Burkina: l’ex-président Compaoré ne se rendra pas au procès de l’assassinat de Sankara

Blaise-Compaore, ancien président du Burkina Faso

L’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré ne sera pas présent au procès de l’assassinat de Thomas Sankara, qui s’ouvre lundi 11 octobre devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

Ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, exilé à  Abidjan, est le principal accusé qui sera jugé pour l’assassinat en 1987 du capitaine révolutionnaire. « Le Président Blaise Compaoré ne se rendra pas -et nous non plus – au procès politique organisé à son encontre devant le Tribunal militaire de Ouagadougou, c’est-à-dire devant une juridiction d’exception« , a écrit Maître Abdoul Ouedraogo, l’un des avocats de Compaoré.

L’avocat a souligné que cette décision s’inscrit dans la logique soulignant que son client « n’a jamais été ni convoqué pour un interrogatoire ni été notifié d’aucun acte sinon sa convocation finale devant le juge ». La défense de Compaoré évoque également l’immunité dont bénéficie son client en tant qu’ancien chef de l’Etat, conformément à la Constitution du Burkina Faso.

« En tout état de cause, si le Président Blaise Compaoré ne reconnaît pas la justice du Président Roch Kaboré, il demeure confiant en la justice internationale », a-t-il dit citant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et la Cour européenne de Strasbourg.

Thomas Sankara, père de la révolution burkinab a été tué en 1987 avec douze de ses compagnons dans un coup d’Etat qui avait porté son frère d’arme, Blaise Compaoré au pouvoir. Dans ce dossier, la justice burkinabè a procédé à la mise en accusation d’une dizaine de personnes dont le président déchu Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014.

Les inculpés sont poursuivis notamment pour « crimes d’attentat à la sûreté de l’Etat, d’assassinat, de faux en écriture publique, de recel de cadavres, etc… ou de complicité de ces infractions ».

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