Le Niger « s’oppose » à la tenue d’élections en Libye

Mohamed Bazoum, président du Niger

Pour le Niger, les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour la tenue d’élections libres, démocratiques et crédibles en Libye en ce mois de décembre.

C’est par la voix de son ambassadeur à l’ONU qui le Niger a exprimé clairement ses réserves sur le processus électoral en cours en Libye. Abdou Abarry, représentant diplomatique du pays sahélien aux Nations Unies a pointé du doigt les raisons sécuritaires.

« Si la volonté de la communauté internationale, c’est encourager et de dire que, coûte que coûte, il faut aller à des élections quelle que soit leur qualité, à cela en tant que Niger, je peux vous dire que les conditions d’élections libres, crédibles, démocratiques, consensuelles, qui vont être un maillon important pour le retour de paix, de la stabilité en Libye, ne sont pas, pour le moment, réunies« , a expliqué le diplomate nigérien lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Libye.

« Les combattants étrangers sont toujours en Libye. Il n’y a pas véritablement une réunification en termes des forces en présence« , a-t-il ajouté précisant que « la situation n’est pas assez mûre pour permettre ce type d’élections qui peuvent mener à une stabilité pérenne et à une sécurité en Libye« .

Dans ce pays déchiré par la guerre depuis 2011, les premières élections post-Kadhafi sont prévues pour ce 24 décembre. Une frange de Libyens ont manifesté, lundi, devant le siège de la Haute Commission électorale nationale dans la capitale Tripoli, protestant contre les lois électorales et la tenue d’élections sans Constitution.

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