Choguel Maïga: «Nous devons éviter d’avoir un schéma standard de transition pour tous les pays»

Choguel Maïga, leader du M5-RFP

Le premier ministre malien de la transition, Choguel Maiga a estimé qu’il était irrationnel d’exiger un schéma standard de transition pour tous les pays en Afrique.

En marge du sommet tenu dimanche dans la capitale mauritanienne, le premier ministre malien, Choguel Maïga a interpellé les organisations sous-régionales et continentales sur les processus de transition dans la sous-région. A l’en croire, les délais de transition ne doivent être standards dans tous les pays.

«Nous devons éviter, en tout cas, c’est l’avis de notre gouvernement, d’avoir un schéma standard de transition à appliquer à tous les pays ; des délais standards à appliquer à tous les pays : 18 mois, 24 mois, 6 mois, etc», a-t-il recommandé.

« La raison ? Les causes de la survenue de la Transition au Mali ne sont pas les mêmes que dans un autre pays. À ce propos, il rappellera qu’au Mali, les militaires ne se sont pas levés, du jour au lendemain, pour venir prendre le pouvoir. Mais, expliquera le chef du gouvernement, il y a des conditions qui ont conduit à un soulèvement populaire« , a expliqué le chef du gouvernement.

L’ancien ministre rappelle qu’il est important de tenir compte de la satisfaction des revendications exprimées par les populations: l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la lutte contre la corruption et l’impunité, le besoin de réformes politiques et institutionnelles, l’organisation d’élections crédibles.

«Donc, il faut prendre et traiter l’ensemble de ces questions. Parce que si on ne les traite pas et qu’on fasse les élections pour les élections, on va se retrouver avec un nouveau pouvoir qui peut être renversé à tout moment, on reviendra à la case départ», a-t-il averti. Avant de soutenir qu’au Mali, la durée de la transition doit être définie en fonction de la résolution des maux qui ont été à la base de ce processus.

Un message clair à la Cédéao qui ne cesse de faire la pression sur les autorités de transition. L’organisation sous-régionale avait appelé à la tenue des élections en février 2022. Ce que le gouvernement de transition a jugé impossible.

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